Dans notre commune dans les années 50,  l' hiver était souvent pluvieux, et quelques fois avec des épisodes neigeux comme en 2011 maison DSCF1040sauf qu'à cette époque le confort n'existait pas.

 


Les animaux étaient rentrés dans les étables à partir du début novembre, c'est à dire peu après les avoir sortis du marais, au moment de la montée des eaux , où  l’ensemble des troupeaux  passaient tous l'été.

Pour la majorité des fermes de  la commune, et selon mes souvenirs il y en avait à peu prés 40 dans le village de Houesville. On pouvait compter entre 3 à 20 vaches pour les petits fermiers par contre les plus grosses fermes possédaient entre 40 à  60 vaches comme celles  celles de Mr CAREL à la ferme du vieux château ou notre bon Daniel à travaillé,  Mr DUVERNOIS à la ferme de la pouchinerie, Mr LEBARBANCHON à la ferme du Houland.

Les exploitations moyennes possédaient un cheval parfois deux ou bien  tout simplement un âne.

 

 

 

 

Pour les plus petites fermes, le "famux queton" servait pour différentestes tâches mais plus particulierement pour la traite. Elle se faisait évidement à la main, le matin et le soir et cela qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige.traire_la_vache

Les grandes fermes avaient des employés triolets ou triolettes,  qui trayaient uniquement, maintenant on les appellent des vachers.

A l'étable, les vaches mangeaient du foin, avec  quelques fois un complément de betteraves, paneys , ou rutabagas, qui étaient  hachés à la main ou avec un coupe racines.

Parmi les taches journalières, il fallait curer les étables, refaire la litière, et  abreuver les animaux.

par chez nous, on disait que plus le tas de fumier est haut, et  plus le fermier est riche.tas-de-fumier-16101751

 

A la ferme le travail ne manquait jamais !

Au printemps on ressortait les vaches dans les clos et elles y restaient la nuit. Dans la journée il fallait (détiérer) les vaches, c'est à dire les changer d'herbages, de place. Eh oui, certaines vaches étaient attachées par l'une de leurs pattes  antérierures, à l’aide d’ une chaîne, d'environ 4 m que l'on appelait "tiers"; d'ou l'expression tiérer et détiérer une vache DSCF4202Cependant, Il  fallait arracher le piquet métallique avec un crochet fixé sur un manche en bois que l'on appelait "arrache  pitchet", puis on avançait de ou trois pas selon la quantité d'herbe disponible ou simplemenet suivant ce que l'animal avait dépouillé (mangé), puis on replantait le (pitchet) à l'aide du (mail) gros maillet en bois. Et cela 5 fois par jour : le matin apprès la traite,vers 10 heures, midi, 15 heures, le soir apprès la traite . Cela prenait pas mal de temps !

 

LE PRINTEMPS LA MISE AU MARAIS

Quand arrivait le mois d'avril  on remettait les vaches dans les marais ou elles passaient tout l'été, mais avant il fallait passer par la mairie ou l’on procédait à la marque.

001 maison des jeunes

On appliquait une marque sur une corne du bovin ou le sabot pour les chevaux, avec une étampe et un fer rougit à la forge (opération totalement indolore) et cela pour s'assurer que le droit de marais avait bien été acquitté et pour éviter toutes fraudes.

 Document de Michel Fortin

 

 

 

Pour les bestiaux qui venaient d'autres communes du département parfois du sud manche, du  calvados ou ailleurs ils étaient confiés à des gardes privés appelés gardes marais.